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mardi 15 janvier 2013

Secret de Polichinelle


Avant propos : 
Je tiens à prévenir mes connaissances, notamment celles qui travaillent dans l'enseignement, que cet article se veut humoristique, parodique et en aucun cas vexant. Si d'aventure vous deviez être blessé c'est que soit nous ne nous connaissons pas suffisamment, soit vous vous retrouvez dans le texte ci-dessous (et dans ce cas une méditation s'impose), ou alors que vous n'avez pas d'humour et dans ce cas les recommandations sont à adresser à monméprisvoussaluebienbas@gmail.com.
Pour avoir passé le plus clair de ma vie à l'école et 9 années dans le supérieur, j'ai un profond respect pour cette profession et ai bien conscience que tout n'est pas rose dans ce microcosme qu'est la sphère de l'éducation. Néanmoins je me devais de réagir à ce qui suit. Bonne lecture :)

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Je me gausse mais quelque chose de concret après la lecture de cet article :

http://www.rtbf.be/info/medias/detail_un-examen-de-philo-annule-a-l-ihecs-les-questions-etaient-elles-connues?id=7907377

Amis du corps enseignant, au risque de paraître rude je vais être franc. De tout mon parcours académique (et aussi éloignées que soient mes secondaires (durant le siècle dernier et on payait encore en francs belge) les étudiants ont noté/mémorisé/envoyé par pigeon/pris en sténo leurs questions d'examen.

Voilà, c'est dit (et je peux vous dire que j'ai moi aussi contribué à l'effort collectif).

C'est un secret de polichinelle et qui se pratique absolument partout...quand bien même les questions changeraient de sessions en sessions (dans un cours ou chaque année aborde un nouveau thème), les questions circulent et continueront à circuler.

Certains pourraient objecter que c'est de la triche, qu'il n'y a pas vraiment d'étude ni d'effort de compréhension de la matière. C'est ma fois tout aussi envisageable.
Tout comme est envisageable la réalité du travail collectif que représente la recherche de l'information dans les syllabi ou documents externes. Tout comme sont réelles les heures passées pour extraire la substantifique moelle de la matière enseignée. Enfin, tout comme sont réelles les hypothèses et les tentatives de compréhension car, depuis les récits fictifs de lecture télépathique, on a jamais trouvé meilleur moyen pour saisir l'angle d'approche du professeur pour l'évaluation de son cours.

Il y a souvent une marche, un gouffre...que dis-je un gouffre, un abysse entre la manière qu'un professeur a de donner sa matière et celle dont il en évalue la compréhension. Maintenant que j'ai quitté le circuit je vais me risquer à en identifier quelques archétypes. Pour ce faire je vais prendre un cours qui comporte des auteurs avec dates, des détails de faits, des anecdotes, des documents annexes et pas mal de blabla de mise en situation...somme toute un cours bien ficelé (comme le sont la majorité de ceux que j'ai connus).


  • On trouve le style "ouvrez ouvrez la cage aux questions" : Des question ouvertes où l'espace de réponse oscille entre la dizaine de lignes et la page blanche à compléter. On distingue deux grandes catégories de question : 
    • Les questions précices - "Tartempion au XVIe siècle aborde un sujet phare dans l'évolution de la discipline, énoncez et développez"
    • Les question (trop) vague - "Qu'est-ce que l'univers ?" ou "Tartempion sa vie, son oeuvre et l'âge du capitaine?"
  • Il y a le style "synthétique" : Des questions précise de restitution pures, du genre nourries au grain et à la virgule en plein air. Le genre que celui qui me dit que c'est de la compréhension se verra répondre qu'un Raymond Babbitt comprends la comptabilité et la science des chiffre. Ca ne s'étudie que sur un air redondant limite en oscillant son corps en mode autiste.
    • Exemple : "Donnez en 20 points en quoi les accords de Yalta sont un échecs" ou "comparez Tartempion et Wilfred en 5 ressemblances et 8 différences".


  • Le style "gruyère" : des questions où des espaces sont laissés pour les mots manquants. Ce sont généralement des questions comptants pour peu de points qui sont fourbezécruelles car plusieurs réponses font sens :
    • "Tartempion a travaillé sur ....... pendant l'été 1755" : ici on remarque que les mot "gratin dauphinois" - "sculpture de cheval" - "la stratégie de conquête de l'Antarctique" fonctionnent. Notons qu'en général l'espace laissé pour les réponses n'est en rien un indicateur de la longueur de la réponse attendue.
    • Il fallait bien entendu répondre "le ravalement de façade de la maison de son arrière grand-tante, ce qui lui permit d'expérimenter la technique de trompe l'oeil qui sera remarqué par le Roi lors du passage se sa suite et qui le rendra célèbre dans tout l'Empire".


J'aimerais conclure ce petit billet d'humeur sur le fait qu'il y a une population plus importante que ce que les enseignants pensent qui se décarcassent pour leur études. Il y a aussi une population importante de gens qui pompent sans vergogne sans rien glander le travail des autres (oui j'en ai fait partie aussi je l'avoue sans honte...chacun ses points forts et points faibles mais c'est un autre débat).
Mon point ici est qu'un groupe d'étudiant qui se base sur des questions des années précédentes et qui se décarcasse pour y répondre n'est en rien fraudeur. D'une part, parce qu'il y a des lectures répétées de la matière, des synthèses, des discussions interminables pour trouver ce que le professeur veut...on peut déduire qu'à force il y a une étude du contenu. D'autre part, parce qu'il suffit de toute façon que les questions changent pour qu'il n'y ait pas de soupçon de fraude. Si les question reviennent, la faute n'en est pas aux étudiants. Dans le monde on ne joue pas les gentils honnêtes candides qui respectent les règles...on joue DANS les règles avec les cartes que l'on a en main. Le premier qui me dit "J'avais les questions mais j'ai joué le jeu" je lui rétorquerai avec une tape sur l'épaule: "C'est bien mon petit, tu seras décoré de l'ordre de Panurge". Quel imbécile ne prendrait pas une liste de questions si elle lui permettait de réussir?  
Honnêtement, entre nous soit dit, si l'objectif était réellement de faire comprendre une matière, certains cours prendraient des semaines pour être évalués, les questions seraient des questions de réflexions concrètes et pas de simple restitution (que j'ai toujours trouvé stériles). Mais le système est ce qu'il est et il faut faire avec. Je ne jette la pierre sur personne et respecte sincèrement les deux camps (étudiants pour l'avoir été longtemps) et enseignants (pour les avoir fréquentés aussi longtemps). 
La seule fraude punissable à mes yeux lors d'un examen est celle du flagrant délit de triche (indice chez vous : smart"copions"phone). La triche c'est comme pour tout, il est interdit de tricher mais encore plus déconseillé de se faire prendre. Ceux qui réussissent par ce biais trichent indubitablement (et je l'ai fait aussi occasionnellement donc ne m'accusez pas de manichéisme vous serez gentils...je n'en suis pas fier mais parfois c'est le seul moyen quand rien d'autre ne fonctionne et qu'on est trop con que pour retenir par coeur l'épaisseur des pages d'or). 

Mais ceux qui n'apportent avec eux que ce qu'ils ont dans la tête (liste de question ou autres) ceux là ne méritent pas à mes yeux l'étiquette de fraudeur. 

A bon entendeur :)


vendredi 14 septembre 2012

Epilogue


Je me souviens de ma rentrée en 2003,
J’étais alors un jeune qui voulait réussir,
Et il a fallu neuf année pour dégrossir,
Pierre, marbre, roche, granite et desarroi.

Au terme de ce périple je prends conscience,
Que même si mes choix ont pu paraître tordu,
Hormis quelques années je n’ai rien perdu,
Tant sur le plan humain que celui de l’expérience.

Il n’est pas facile le chemin qui nous fait Roi,
Parsemé de doute et de remise en question,
De se laisser tenter par quelques suggestions,
Ce serait manquer le plaisir qu’il nous octroi.

Celui d’avoir atteint un objectif fixé,
D’avoir pu prouver contre marées et les vents,
Regarder ceux qui ont douté auparavant,
Et leur dire « vous aviez tort, faut pas vous vexer ».

Aujourd’hui je clos un chapitre de ma vie,
Et l’émotion mêle plaisir et nostalgie,
Celui que j’entame avec beaucoup d’énergie,
J’y entre avec l’assurance de ma survie.

Si mes échecs ont fait de moi ce que je suis,
Et si un génie m’offrait de recommencer,
Je ne changerais rien pour pas influencer,
Les souvenirs pour lesquels je veux dire…

MERCI

mardi 24 juillet 2012

Mémoire Médiatique

Un truc qui en durée et consommation d'énergie 
fait passer le Iron man Triathlon 
pour une partie de belote au soleil sur une terrasse. 

Le Mémoire Média commence en septembre de la première année de master et vous colle aux basques jusqu'en février de votre master 2. On parle bel et bien de 17-18 mois de travail qui parfois se met au second plan mais qui ne disparaît jamais complètement. Mais je pense en avoir déjà parlé par le passé. 

Or donc, retournons dans le passé, vers le mois de novembre 2011, période où les cours laissent peu à peu la place à la réalisation.

Bien évidemment Maxence (mon collègue sur ce projet) et moi-même avons soumis à l'approbation de nos professeurs superviseurs certaines idées, ébauches, drafts, scraboutchas et autre gribouillis. 
Le fait est que dans le processus créatif il n'est pas question de faire au plus simple avec des réflexions du genre "Ha bah voui pour faire ça on ferait bien comme ça..." et oser avoir l'outrecuidance de penser que ce sera suffisant...tût tût tût. You don't mess avec le Mémoire Média, on nous pousse donc à nous dépasser, à penser au delà des clichés, à sortir des sentiers tellement battu qu'on croirait que ce sont des autoroutes à quatre bandes flambant neuve. 

Natacha, notre médiatrice, a une façon bien à elle de faire passer le message. La connaissant je sais qu'il faut, comme pour la création, voir au delà des mots, mais ça reste très direct. Exemple : 

Nous : "Voilà une idée pour le programme du cinéma"
Médiatrice : "Mmmoui et vous avez quoi d'autre?"

Nous : "quoi d'autre?"
Médiatrice : "Ben oui vous n'avez pas que ça à me montrer quand même"
Nous qui avions passé genre 5h à plancher dessus : "Bah si"
Médiatrice : "Non mais les gars, on est plus là pour rire hein, vous ne voulez pas me montrer ça"
Nous : "bah si"
Médiatrice : "non vous ne voulez pas, vous savez pourquoi?"
Nous : "..."
Médiatrice : "parce que vous savez que ça m'embête de revenir pour des deuxième session et donc vous ne VOULEZ pas me montrer ça"
Nous : "ha !"
Médiatrice : "Donc (souriante) qu'est-ce que vous avez à me montrer?"
Nous (façon marque de chocolat bien connue) : "On va en refaire un autre, à demain !"

Il faut savoir que deux personnes nous encadraient : Natacha (Médiatrice) et Luc (Assistant Média mais qui faisait office de second avis de la médiatrice). L'ambiance était globalement bonne et mon choix pour ces personnes n'était pas innocent car je savais avoir un bon feeling avec eux. Si après tant d'années passées dans les murs il n'est pas possible de faire de la stratégie, ma foi, où est l'intérêt?

Quoi qu'il en soit, les journées ont été longue et je ne vous parle pas des nuits dans le local graphisme. Ce qui reste un bon souvenir car les autres étudiants qui restent sont là pour bosser à fond et fairte le best Mémoire ever. L'énergie est donc puissante, positive et motivante. 

To be continued...