Who's Cribou

Ma photo
Working in the field of marketing communication. I am open to media creations, project management and communication in general.

Catégories

samedi 2 avril 2011

Réflexion sociétale

Dans la famille "quand j'ai mal à la tête il n'est pas recommandé de ma ch*** dans les bottes", je demande - la brebis de panurge -. 

Prenez un cinéma. Prenez la rangée de caisses et tendez sur des piquets des bandes de canalisation de foule. Jusque là pas de problème. Prenez une séance en fin de semaine et donc quelques personnes qui font la file, nous sommes toujours dans une logique crédible.

Deux caisses sont ouvertes et si on se réfère à la logique sus-développée deux accès sont ouverts pour y mener. Et bien croyez-le ou non mais si vous vous placez dans l'accès où il n'y a personne alors que l'autre est rempli, vous pourriez entendre : 

Dame : "vous devez être pressé."

Sur ces mots je me retourne, je regarde la dame qui m'a dit ça, je regarde la file, je me retourne pour regarder l'entrée de mon accès (pour être sûr de ne pas m'être trompé) et je réponds :
"pas spécialement pourquoi ?"

La personne me répond que tout le monde faisait la file ici (le ici c'est pour la file où elle était). Sans me démonter je réplique :

"il y a deux caisses et deux accès, 
je prends celui-ci, je vais où il y a moins de monde.

La dame me répète donc :

"oui donc vous devez être pressé 
parce que tout le monde passe par ici."

Pour vous illustrer la scène, ces braves gens faisaient une seule file et dès qu'une caisse se libéraient ils allaient au poste laissé vaquant par le client précédent. Sur ces entrefaites, je laisse passer une demoiselle devant moi (on a beau être pragmatique ça ne dispense pas d'être gentleman). Au moment de prendre mon ticket je demande quand même au préposé du guichet (par acquis de conscience) si ma logique était la bonne. 
Et bien j'avais raison !!!

Donc, madame (qui ne lira certainement pas ce billet), si tout le monde se jette d'un pont au dessus d'une voie de chemin de fer où va passer un TGV dont l'alimentation électrique se fait par les rails alors que des oursin urticants jonche les tronçons inter-rails, soyez sûre que je vous regarderai tomber mais que je ne suivrai certainement pas le mouvement. 

Moralité : observez le monde, pensez et agissez. Ne suivez pas bêtement les masses ! 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire