Aujourd'hui est le dernier jours de campagne. Le dernier avant celle de juin. Les hommes pensent déjà à leur foyer, à retrouver leur famille, d'autres aux tavernes et leurs tonneaux à vider. Pour mes hommes la nuit fût brève. Le combat est prévu pour l'aube et la surprise que nous avons concoctée devrait ravir ceux d'en face.
Les traces repérées hier ont été plus d'instructives et devraient nous permettre d'avoir quelques atouts pour juin. Nous en avons profité pour placer des charges à fragmentations sur le champs de bataille avec ce qui restait de la sainte barbe.
L'adversaire d'aujourd'hui est un novice qui ne représente pas une grande menace, mais au vu de ce que l'ennemi nous a infligé, nous ne montreront pas de pitié. Ce n'est pas très honorifique mais il n'y a pas d'honneur à la guerre. Rien qu'une estime de l'autre et au final tous reconnaissent que ce n'est qu'une façade.
Il vint comme prévu et tomba candidement dans le piège. Des flancs vers le centre une tempête de feu et de gravas démantelât sa formation, le reste ne fût que tirs groupés et réguliers avant qu'il ne se décide à sonner la retraite.
Ce plan improvisé me valu un blâme de mes supérieurs, mais peut importe la sanction et la méthode tant que le résultat est probant. Je redescends au grade de Sergent mais avec une expérience plus qu'enrichissante.
Rigueur et préparation seront les maîtres mots de la campagne de juin (qui promet d'être plus violente que celle que nous venons d'essuyer).
Journal de bord du Sergent Gryzpteryx, Chef Artilleur Voltigeur 1ère classe, unité diplomatique
ou les pérégrinations d'un Cribou dans le vaste monde (avec des vraies fautes d'orthographes dedans)
vendredi 18 janvier 2008
Argument ad terroram
Peur.
C'est l'expression qui pouvait se lire sur le visages des gradés quand je rapportait la nouvelle et ils n'avaient pas tort. Instruit et encouragé par son succès de vendredi dernier il appliqua exactement la même stratégie : pas de quartier, pas de prisonnier, et on redouble les tirs d'artillerie.
Je parvins à me hisser sur les créneaux pour observer la formation et ne pu retenir un sourire devant un tel déploiement d'armes de siège. Une cadence de tir ayant la régularité d'un métronome. Il tombait en moyenne un projectile toute les cinq secondes.
Ils parvinrent à toucher la sainte barbe qui ne se priva pas de détruire les deux baraquements qui se trouvaient juste à côtés. C'était la débandade et pourtant aucun de mes hommes ne fut touché par la panique générale. Peut-être par le sens du devoir, sans doute par la menace de devoir m'en répondre si ce fût le cas.
L'assaut dura le même temps que vendredi dernier, à la différence que la muraille ne bougea pas. Chaque tir passa par dessus et fit des dégâts dans l'enceinte même du fortin. Cette nuit nous prévoyons dans le dos de l'état major de faire une reconnaissance dans le champs de bataille pour officiellement repérer et analyser les traces des armes ennemies. Officieusement, mieux vaut que vous ne le sachiez pas.
C'est l'expression qui pouvait se lire sur le visages des gradés quand je rapportait la nouvelle et ils n'avaient pas tort. Instruit et encouragé par son succès de vendredi dernier il appliqua exactement la même stratégie : pas de quartier, pas de prisonnier, et on redouble les tirs d'artillerie.
Je parvins à me hisser sur les créneaux pour observer la formation et ne pu retenir un sourire devant un tel déploiement d'armes de siège. Une cadence de tir ayant la régularité d'un métronome. Il tombait en moyenne un projectile toute les cinq secondes.
Ils parvinrent à toucher la sainte barbe qui ne se priva pas de détruire les deux baraquements qui se trouvaient juste à côtés. C'était la débandade et pourtant aucun de mes hommes ne fut touché par la panique générale. Peut-être par le sens du devoir, sans doute par la menace de devoir m'en répondre si ce fût le cas.
L'assaut dura le même temps que vendredi dernier, à la différence que la muraille ne bougea pas. Chaque tir passa par dessus et fit des dégâts dans l'enceinte même du fortin. Cette nuit nous prévoyons dans le dos de l'état major de faire une reconnaissance dans le champs de bataille pour officiellement repérer et analyser les traces des armes ennemies. Officieusement, mieux vaut que vous ne le sachiez pas.
Le diplomate
Un peu avant que le soleil n'atteigne le Zenith, un petit groupe monté s'avança vers le Fortin. Nous attendions l'ordre de faire feu avant de voir la bannière neutre de l'unité diplomatique.
Ils stoppèrent comme le veut la règle à 250m de la porte et déployèrent la tente.
L'Etat Major ne savait pas comment réagir. Certes ils étaient à portée de tir mais pourquoi tirer sans entendre ce qu'ils avaient à proposer. Etant devenu le plus gradé de mon unité, je fût donc envoyé. Ils étaient quatre, et le diplomate fut aisément reconnaissable à son attitude. L'homme que je rencontrai n'était pas dénué d'humour et d'esprit. Et les quelques questions qu'il me soumit révélaient parfois des pièges subtils mais rien de bien méchant.
J'appris donc qu'il mènerait un groupe lors de la campagne de juin, mais qu'il ne fallait pas s'en faire. En revanche nous devrions nous remuer pour demain car à la veille de la fin, l'ennemi nous renvoie celui qui nous a tant fait de dégât lors de l'assaut de vendredi.
Ils stoppèrent comme le veut la règle à 250m de la porte et déployèrent la tente.
L'Etat Major ne savait pas comment réagir. Certes ils étaient à portée de tir mais pourquoi tirer sans entendre ce qu'ils avaient à proposer. Etant devenu le plus gradé de mon unité, je fût donc envoyé. Ils étaient quatre, et le diplomate fut aisément reconnaissable à son attitude. L'homme que je rencontrai n'était pas dénué d'humour et d'esprit. Et les quelques questions qu'il me soumit révélaient parfois des pièges subtils mais rien de bien méchant.
J'appris donc qu'il mènerait un groupe lors de la campagne de juin, mais qu'il ne fallait pas s'en faire. En revanche nous devrions nous remuer pour demain car à la veille de la fin, l'ennemi nous renvoie celui qui nous a tant fait de dégât lors de l'assaut de vendredi.
Un bref répis
Il y eut une trêve de trois jours, trêve qui nous permit de faire les réparations d'urgences qui s'imposaient.
Je soumis à l'état major la suggestion de piocher dans les réserves d'explosif et d'en garnir l'intérieur des remparts. Un plan risqué et audacieux qui pourrait certe nous exposer plus rapidement mais entraîner une déroute momentanée de l'ennemi (sans compter les pertes dans la zone d'effet).
J'ai essuyé un refus et l'on m'ordonna de remettre en état la gatliste le plus rapidement possible. Le moral des troupes n'était pas au plus haut et même les éléments les plus positifs avaient du mal à porter le masque de leur zêle habituel.
Le lundi nous vîmes au loin une patrouille de reconnaissance mais elle resta hors de portée et personne n'osa s'aventurer pour lui donner la chasse. La nuit qui précéda le mardi fût courte car nous savions que le lendemain promettait un adversaire encore inconnu.
Je soumis à l'état major la suggestion de piocher dans les réserves d'explosif et d'en garnir l'intérieur des remparts. Un plan risqué et audacieux qui pourrait certe nous exposer plus rapidement mais entraîner une déroute momentanée de l'ennemi (sans compter les pertes dans la zone d'effet).
J'ai essuyé un refus et l'on m'ordonna de remettre en état la gatliste le plus rapidement possible. Le moral des troupes n'était pas au plus haut et même les éléments les plus positifs avaient du mal à porter le masque de leur zêle habituel.
Le lundi nous vîmes au loin une patrouille de reconnaissance mais elle resta hors de portée et personne n'osa s'aventurer pour lui donner la chasse. La nuit qui précéda le mardi fût courte car nous savions que le lendemain promettait un adversaire encore inconnu.
lundi 14 janvier 2008
Pilonnage
Ce fut bref, personne ne comprit ce qui se passait. C'était le moment de la relève, peu de gardes en postes quand la nuées nous est parvenue. Les projectiles sont tombés avant que nous entendâmes les cris ennemis.
Les ravages causés sont innombrables. Je pris un débris sur le côté qui m'a sonné pendant une bonne heure. A mon réveil l'assaut était fini. Nous n'avons même pas pu riposter tant l'attaque était violente.
La gatliste est brisée, c'était visiblement leur but. Maintenant que notre puissance de feu est diminuée nous ignorons ce que nous allons faire.
La rédition est hors de question mais combattre jusqu'au derniers souffle est futile. Nous verrons.
Journal de bord du Lieutenant Gryzpteryx, Chef Artilleur Voltigeur 2e classe, unité diplomatique
Les ravages causés sont innombrables. Je pris un débris sur le côté qui m'a sonné pendant une bonne heure. A mon réveil l'assaut était fini. Nous n'avons même pas pu riposter tant l'attaque était violente.
La gatliste est brisée, c'était visiblement leur but. Maintenant que notre puissance de feu est diminuée nous ignorons ce que nous allons faire.
La rédition est hors de question mais combattre jusqu'au derniers souffle est futile. Nous verrons.
Journal de bord du Lieutenant Gryzpteryx, Chef Artilleur Voltigeur 2e classe, unité diplomatique
la trahison
Le nouveau commandant qui nous avait fait l'impression d'un homme de bien le premier jour au crépuscule revînt. Son étendard était facilement reconnaissable, mais quelque chose avait changé. Il était en uniforme, il marchait droit, la posture adaptée à son grade.
Nous sûmes. Nous sûmes que ça allait faire mal. Des machines de siège avaient pris la place des cavaliers et pourquoi se contenter de rochers quand on peut les faire flamber ?
Je reçu l'ordre de riposter à volonté et je ne ménageais pas mes hommes. Nous sommes parvenu à garder une cadence de tir supérieure à la moyenne. La gatliste est une armes de défense redoutable :
Les dégâts dans les rangs adverses ne furent que matériels et ma fois nous pensons que ce n'est pas si mal. Souriant devant le retrait ennemi je m'apperçu que seul mon poste avait été épargné et que seul notre cadence nous avait protégé des balistères d'en face.
Demain sera rude je le sens, l'état major se réuni ce soir et nous attendons les ordres.
Nous sûmes. Nous sûmes que ça allait faire mal. Des machines de siège avaient pris la place des cavaliers et pourquoi se contenter de rochers quand on peut les faire flamber ?
Je reçu l'ordre de riposter à volonté et je ne ménageais pas mes hommes. Nous sommes parvenu à garder une cadence de tir supérieure à la moyenne. La gatliste est une armes de défense redoutable :
- d'une portée oscillant entre 250 et 750 mètres, elle projette des carreaux en acier avec un précision de 3 mètre autour de la cible...précision qui importe peu car au contact le feu grégeois contenu dans le fût explose dans un rayon de 5 mètre.
Les dégâts dans les rangs adverses ne furent que matériels et ma fois nous pensons que ce n'est pas si mal. Souriant devant le retrait ennemi je m'apperçu que seul mon poste avait été épargné et que seul notre cadence nous avait protégé des balistères d'en face.
Demain sera rude je le sens, l'état major se réuni ce soir et nous attendons les ordres.
Seconde vague de fond
Nous nous reposâmes quelques peu après le premier qui fût repoussé avec succès. Nous fîmes diminuer les tours de gardes pour la nuit, pensant que l'ennemi serait identique le lendemain.
Nous eûmes tort...tellement tord !
Il arriva une heure avant le zénith, et si une vigie zélée n'avait pas gardé son poste nous aurions été pris par surprise. C'est là que je me félicite d'avoir drilé mon unité à être sur le qui-vive constamment. Nous étions les premiers à nos postes et à faire les ajustement de la gatliste quand un rocher entama la muraille. Mon supérieur tomba et du coup je passais de simple sergent seconde classe à lieutenant...la belle affaire !
L'affrontement fut bref, le genre d'escarmouches qui font plus de dégâts matériels que de pertes humaines. Mais quand un mur est ébréché, peu importe les hommes, la vague suivante pénétrera dans le fortin.
La troupe ennemie parti aussi vite qu'elle vint. Sans doute un repérage pour ce qui nous attend demain. Nous prenons soin de nos blessés et tentons de fortifier le pan de muraille ébréchée.
Nous eûmes tort...tellement tord !
Il arriva une heure avant le zénith, et si une vigie zélée n'avait pas gardé son poste nous aurions été pris par surprise. C'est là que je me félicite d'avoir drilé mon unité à être sur le qui-vive constamment. Nous étions les premiers à nos postes et à faire les ajustement de la gatliste quand un rocher entama la muraille. Mon supérieur tomba et du coup je passais de simple sergent seconde classe à lieutenant...la belle affaire !
L'affrontement fut bref, le genre d'escarmouches qui font plus de dégâts matériels que de pertes humaines. Mais quand un mur est ébréché, peu importe les hommes, la vague suivante pénétrera dans le fortin.
La troupe ennemie parti aussi vite qu'elle vint. Sans doute un repérage pour ce qui nous attend demain. Nous prenons soin de nos blessés et tentons de fortifier le pan de muraille ébréchée.
mardi 8 janvier 2008
Ouverture des hostilités :
Nous sommes arrivés sur le front depuis 9 jours maintenant et c'est aujourd'hui qu'a eu lieu le premier assaut. Contrairement à la tradition où le clairon sonne avant l'aube et les premières salves de canons tonnent sur les coups de 9h00, le rendez-vous d'aujourd'hui nous a laissé le temps de nous préparer.
Mais comment? Comment se préparer à l'assaut d'un adversaire dont on ignore tout de la stratégie? Comment briquer les créneaux quand on ne connait pas les projectiles qu'il va nous envoyer?
Nous nous préparâmes du mieux que nous pûmes et ce ne fût pas en vain.
En guise d'adversaire nous avons trouver un homme raisonné à la tête de la première vague. Il a donné ouvertement des conseils et ce fut pour la déroute de ses propres troupes. Elles vinrent comme toutes les autres, pensant que la cible était transie de frayeur. Songeant à une victoire facile sur un petit gradé qui n'a que peu d'expérience à ce niveau, elles vinrent et se perdirent en embruns sur nos remparts.
Sans leurs laisser le temps de se reformer, chaque archer, arbalétrier, grenadier, caribou voltigeur et autre nain arquebusier tirèrent sans merci sur la déliquescence des questions qui se perdaient dans les abîmes du néant. (c'est beau hein? ^^)
Elles repartirent dans leur campement porter la nouvelle que le bastion ne cèdera pas aussi facilement que les années précédentes.
Nous nous souviendrons longtemps de ce général adverse qui nous prodigua si bons conseils. Nous le reverrons dans deux jours, il nous l'a dit. Sans hargne, sans rancune, comme la rencontre de deux personnes qui s'estiment et qui se placent d'égal à égal dans une joute courtoise. Dommage que les autres ne soient pas aussi sportif.
Demain l'assaut es prévu un peu avant midi. Et une chose est sûre : la partie ne sera pas aussi facile qu'aujourd'hui. Mais qu'ils viennent, ils trouveront bon accueil.
Journal de bord du Sergent Gryzpteryx, Artilleur Voltigeur 2e classe, unité diplomatique
Mais comment? Comment se préparer à l'assaut d'un adversaire dont on ignore tout de la stratégie? Comment briquer les créneaux quand on ne connait pas les projectiles qu'il va nous envoyer?
Nous nous préparâmes du mieux que nous pûmes et ce ne fût pas en vain.
En guise d'adversaire nous avons trouver un homme raisonné à la tête de la première vague. Il a donné ouvertement des conseils et ce fut pour la déroute de ses propres troupes. Elles vinrent comme toutes les autres, pensant que la cible était transie de frayeur. Songeant à une victoire facile sur un petit gradé qui n'a que peu d'expérience à ce niveau, elles vinrent et se perdirent en embruns sur nos remparts.
Sans leurs laisser le temps de se reformer, chaque archer, arbalétrier, grenadier, caribou voltigeur et autre nain arquebusier tirèrent sans merci sur la déliquescence des questions qui se perdaient dans les abîmes du néant. (c'est beau hein? ^^)
Elles repartirent dans leur campement porter la nouvelle que le bastion ne cèdera pas aussi facilement que les années précédentes.
Nous nous souviendrons longtemps de ce général adverse qui nous prodigua si bons conseils. Nous le reverrons dans deux jours, il nous l'a dit. Sans hargne, sans rancune, comme la rencontre de deux personnes qui s'estiment et qui se placent d'égal à égal dans une joute courtoise. Dommage que les autres ne soient pas aussi sportif.
Demain l'assaut es prévu un peu avant midi. Et une chose est sûre : la partie ne sera pas aussi facile qu'aujourd'hui. Mais qu'ils viennent, ils trouveront bon accueil.
Journal de bord du Sergent Gryzpteryx, Artilleur Voltigeur 2e classe, unité diplomatique
Citatons de Monsieur J-C Jouret
- "je ne vous coterai pas sur votre capacité de restitution mais sur votre raisonnement d'application. Dans trois ans en sortant d'ici vos boss se moquent de la théorie, ils vous demanderont des réponses, pas des règles apprisent par coeur"
Soyez béni Monsieur, trop peu de professeurs pensent comme vous.
La théorie ne sert qu'à être mise en pratique. Alors pourquoi on nous formate depuis trois ans (non je ne compte pas mes années de bissage) à faire dans 75% des cas de la restitution bête et méchante?
Encore un mystère non élucidé
dimanche 6 janvier 2008
Citations "Sora"
"Il joue sur les fonts en taille 2, mais les aveugles ne pourront pas lire"
- "tu mets trois, trois, trois, trois, trois, trois, trois, trois, trois,
- comme ça fait trois, trois, trois, trois, trois, trois, trois, trois,
- tu peux faire trois, trois, trois,
- c'est logique"
mercredi 2 janvier 2008
Citations "Julie"
Lors de la soirée surprise pour Danté :
Julie qui massacrait ses gammes vocales :
Et quand quelqu'un s'interroge sur la nature d'un kropoek cru...Danté repond :
- "Elle a accumulé le mois pendant un linge"
Julie qui massacrait ses gammes vocales :
- Julie : " miiiii c'est la moitié d'un tout"
- Moi : "tu n'auras pas la moitié d'une demi baffe si tu n'arrêtes pas tout de suite"
Et quand quelqu'un s'interroge sur la nature d'un kropoek cru...Danté repond :
- "Tu verras quand la friteuse sera cuite"
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