Il y eut une trêve de trois jours, trêve qui nous permit de faire les réparations d'urgences qui s'imposaient.
Je soumis à l'état major la suggestion de piocher dans les réserves d'explosif et d'en garnir l'intérieur des remparts. Un plan risqué et audacieux qui pourrait certe nous exposer plus rapidement mais entraîner une déroute momentanée de l'ennemi (sans compter les pertes dans la zone d'effet).
J'ai essuyé un refus et l'on m'ordonna de remettre en état la gatliste le plus rapidement possible. Le moral des troupes n'était pas au plus haut et même les éléments les plus positifs avaient du mal à porter le masque de leur zêle habituel.
Le lundi nous vîmes au loin une patrouille de reconnaissance mais elle resta hors de portée et personne n'osa s'aventurer pour lui donner la chasse. La nuit qui précéda le mardi fût courte car nous savions que le lendemain promettait un adversaire encore inconnu.

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