Peur.
C'est l'expression qui pouvait se lire sur le visages des gradés quand je rapportait la nouvelle et ils n'avaient pas tort. Instruit et encouragé par son succès de vendredi dernier il appliqua exactement la même stratégie : pas de quartier, pas de prisonnier, et on redouble les tirs d'artillerie.
Je parvins à me hisser sur les créneaux pour observer la formation et ne pu retenir un sourire devant un tel déploiement d'armes de siège. Une cadence de tir ayant la régularité d'un métronome. Il tombait en moyenne un projectile toute les cinq secondes.
Ils parvinrent à toucher la sainte barbe qui ne se priva pas de détruire les deux baraquements qui se trouvaient juste à côtés. C'était la débandade et pourtant aucun de mes hommes ne fut touché par la panique générale. Peut-être par le sens du devoir, sans doute par la menace de devoir m'en répondre si ce fût le cas.
L'assaut dura le même temps que vendredi dernier, à la différence que la muraille ne bougea pas. Chaque tir passa par dessus et fit des dégâts dans l'enceinte même du fortin. Cette nuit nous prévoyons dans le dos de l'état major de faire une reconnaissance dans le champs de bataille pour officiellement repérer et analyser les traces des armes ennemies. Officieusement, mieux vaut que vous ne le sachiez pas.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire