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lundi 8 août 2011

La geste d'un été mouvementé - Episode 1

Dans l'épisode précédent (qui en fait n'existe pas car tout bon producteur de contenu vous le dira, "Une introduction ne constitue pas vraiment un épisode...tout au plus un amuse gueule")...bref, dans l'intro précédente je vous expliquais le pourquoi du comment que je n'écrivais plus, dans le détail la première cause est le sujet de l'épisode (un vrai cette fois-ci) suivant :

La geste d'un été mouvementé 
- Episode 1-
"The summer job"
(ou comment se prendre une claque d'humilité qui donne à réfléchir)

J'ai eu la chance de retravailler dans la boîte qui m'avait engagé quelques semaines l'été dernier (que les personnes qui ont, ne serait-ce que pensé, "mais ils sont fous de le reprendre" prennent la porte IMMEDIATEMENT (et son priés de la remettre en place après ^^)).
Cependant les choses ont quelque peu changé. La personne que j'ai remplacé l'année dernière ne prenait pas ses vacances durant la période où j'étais là, je remplaçais donc quelqu'un d'autre. Une personne de la team de maintenance. Moi qui ai une ambition avec une mégalomanie mesurée, j'allais être ouvrier. 

Le début fût difficile pour ne pas dire pénible. Non pas que le boulot soit arasant (bien que ce n'était pas une sinécure) mais c'est dans les "rapports humains" que le choc est rude. Auparavant (qui n'est pas à confondre avec le nom un bar asiatique), quand je croisais des collaborateurs-secrétaires-stagiaires, ils répondaient aux bonjours et autres politesses d'usage. Là, il a fallu quelques jours pour que je saisisse que cette différence de contact venait du fait que je portait un t-shirt blanc, un pantalon de travail, des chaussures de sécurité et que invariablement je trimbalais qui un outil, qui une caisse, qui un diable voire, pour certains chanceux,  les trois en même temps.

Même dans la manière que les gens ont de s'adresser à vous, on ressent une sorte d'ascendant déplaisant au possible. Les choses sont tellement plus simple avec un "s'il vous plaît" et un sourire. Les gens travaillent avec le sentiment de bien faire le boulot qu'on leur demande et non pas de le faire "vite parce que c'était pour hier et vous comprenez pas mais j'ai du travail et blablabla important blablabla urgent blablabla pas encore fait?"

Une fois le choc passé et deux soirées à encaisser le coup, l'attitude adoptée a été...la mienne ^^ 
Un boulot à faire? Ok, ben c'est fait! Un truc à porter? Ok, de où à où? 
Et il est arrivé certaines fois que ce soit moi qui cause parce que mon collègue restera après mon départ et ne voulait pas se mettre les personnes à dos (ce que je peux comprendre tout-à-fait). Mais en restant courtois et poli, il est arrivé quelques fois qu'il faille user de fourberie pour faire dire à nos interlocuteurs les informations nécessaire à l'accomplissement de la tâche et j'avoue avec le recul aujourd'hui que l'exercice était intéressant ^^. Moi qui aime l'humour par l'absurde, il y a des répliques que je n'ai point prononcées mais qui auraient fait mouche (insecte qu'aurait certainement saisi la personne en face de moi). 

Il y a quand même des choses positives avec ce travail : premièrement on fait travailler son physique (car mine de rien et bien on transpire pas mal), ensuite ça permet de voir que par moment la loi du moindre effort (dépenser un minimum d'énergie pour accomplir sa tâche) est remplacée par celle de l'effort inutile (on va se balader avec ça pour aller là parce que comme ça on nous voit actif et ça rassure (j'ai toujours du mal à l'encadrer celle-là)).
Au final je ne me plains pas car j'ai travailler une vingtaine de jours. Un travail rémunéré, ce qui fait toujours plaisir. Et j'en retire une bonne leçon d'humilité qui,  n'en point douter, me servira longtemps.

...à suivre un épisode 2 à tiroir

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